26 juillet 2008
Hum, hum, je rappelle aux fidèles lecteur qui ont la chance et le privilège de me connaître pour de vrai dans la vrai vie, comme je l’avais déjà dit là : que si vous tombez là-dessus, évidez de me le dire, ça me coupe tout, après j’arriverai plus à écrire ! Ou alors des trucs moins drôles (parce que moi drôle sans gros mots je sais pas faire !) Et évitez de parler aux copines (qui elles aussi ont la chance et le privilège de me connaître pour de vrai dans la vrai vie) de posts qui ont été écrit sur ce blog ci ! Je vous rappelle qu’il est censée être mon secret le mieux gardé de la planète, plus mieux gardé que la cachette de Ben Laden !
20 février 2008
Procrastinatrice professionnelle
J’ai un problème
Je procrastine. J’ai toujours été comme ça. Du genre à envoyer ma déclaration d’impôts à la dernière minute, à rendre les films en retard au vidéo club, à attendre 2 mois avant de larguer un mec dont je ne voulais plus, à avoir des amandes majorées, j'en passe et des gratinées.
Quand j’étais étudiante je vivais un calvaire. Je souffrais pendant des semaines de ne pas arriver à me mettre au travail, et arrivée à proximité de l’échéance je travaillais jour et nuit la peur au ventre, en me maudissant de ne pas avoir commencé à travailler plus tôt. Ca donnait lieu à de longues nuit de révisions, et par je ne sais quel miracle j’obtenais mes examens du premier coup (probablement parce que dans le même temps je ne taillais pas les cours, j’allais aux TD et j’ai une intelligence supérieure… ça va j’déconne). A force de procrastiner j’ai quand même mis deux ans à avoir ma maîtrise, et j’ai n’ai eu le capes qu’à la seconde tentative (et peut être aussi parce que c’est un peu « sa race de dur » le capes…)
Depuis que je suis prof, et ben… et ben pourquoi ça changerait ? Je remplis mes bulletins à la dernière minute, le pire c’est que l’urgence me donne des ailes et je suis beaucoup plus efficace en situation de stress. Je suis souvent très inspirée dans mes bulletins. Je prépare le sujet d’une interro la veille de l’interro, et pas au début de la séquence comme voudrait qu’on le fasse les Institutions (iuphme, IPR et tout le tintouin) et évidement, je commence à corriger un paquet de copies à dix heures du soir, en me disant : « et merde, encore une nuit de cinq heures de sommeil ! »
Et là, ce soir, surprise, alors que j’allais me mettre à corriger un paquet, que vois-je ? Du stylo rouge, des notes… Mais bon sang ! Je l’ai déjà corrigé ! Alors j’étais tellement contente que je me suis mise à écrire un post, et là, il est déjà dix heures et demi, faut que j’aille me coucher parce que demain je me lève à cinq heure et demi, mais je sais pas… Je traine, je range des choses, je prépare mon sac… Je procrastine vous dis-je !
10 décembre 2007
En super 8
La question est posée ici: s'il existait un film de chaque minute de votre vie, que voudriez vous revoir ?
Je voudrais revoir:
Mon Pepe qui me faisait huppa (il me lançait en l'air en criant huppa), après j'ai grandi, et il me disait à chaque fois qu'il me voyait: je peux plus te faire "huppa".
Mon premier baiser, mais avec beaucoup de second degré, parce que je devais être sacrément empotée.
La vie en Equateur avec ma jolie maman d'une vingtaine d'année et mes jolies robes à smock (et toi là bas au fond, tu crois que je te vois pas te marrer? Mes robes à smock c'était une tuerie qui déchire sa race, et moi j'étais trop la pire p'tite princesse grave mimi okay!)
La première fois que j'ai réussi à faire du vélo sans les petites roues, parce que c'est d'anthologie, j'étais super trouillarde et je n'ai appris qu'à sept ans passés, sur un vélo barbie rose (oui, on est une princesse ou on ne l'est pas!)
La fierté de mon père quand j'arrivais à faire un saut périlleux avant du bord de la piscine à quatre ans, sérieux, il était presque aussi fier que quand je lui ait annoncé mes succès au bac ou au capes.
Le best off de mon histoire d'amour avec Ben, parce que malgré toute la souffrance qu'il y a eu après, c'était des moments merveilleux ( J'anticipe, sinon Lui va nous faire une crise: ne le prends pas mal!)
Le best off de mon histoire d'amour avec Jean-mi, parce qu'on était aussi tout mimi en mini couple d'ados.
La douceur de vivre de Granada, la rue des salons de thé arabes le dimanche aprèm avec Audrey, à refaire le monde dans des vapeurs de canelle, de menthe, de vanille
La tête de Ben au mariage de S. , quand il m'a vu arrivée tout pimpante, "la tête de votre ex quand il vous voit...ça n'a pas de prix"
Voilà, le reste est trop récent, trop frais encore dans ma tête. Et puis j'oublie certainement encore des choses.
26 novembre 2007
Quatre par quatre
A. Quatre emplois que j'ai fait dans ma vie :
1. Castreuse de maïs, ne vous inquiétez pas ça ne crie pas fort un maïs castré. Par contre on se lève à 4 heures du mat pour se faire arroser dans les champs, on a de la boue jusqu'au oreille et on se fait gronder quand on oublie d'en compter un.
2. Animatrice de colonie de vacances. Avec des ados, il faut croire que je suis une maso de longue date! Non en fait j'aimais beaucoup organiser des jeux et tout ça.
3. Agent de service dans une maison de retraite. Mon boulot consistait à faire le ménage, à servir les repas, mais surtout, à donner à boire toutes les deux heures à tous les pensionnaires de la maison de retraite. Sirop pour les gourmands et pulco pour les diabétiques. Pour le goûter je donnais aussi des petits beurre fondus dans du café, certains jour je peux vous dire qu'il fallait avoir un estomac bien accroché. Mais en même temps, c'est le travail qui humainement m'a donné le plus de satisfactions.
4. Equipière à MacDo, c'était le pire travail que j'ai jamais fait. L'équipe de direction était bonne à interner!
B. Quatre films que je regarderais encore et encore
1. Mi
2. Love Actualy pour les coups de blues, ou des comédies sentimentales du même genre
3. Cuaderno de viaje pour les beaux yeux de Gaël Garcia Bernal
4. Le fabuleux destin d'Amélie Poulain pour la lumière, les couleurs, la poésie, les j'aime/ J'aime pas...
C. Quatre endroits où j'ai vécu
1. L
2. L
3. Granada pendant quelques mois, les plus beaux de ma vie.
4. Dans l'est de la France, près de Vesoul, difficile à croire quand on sait comme je suis frileuse, et pourtant c'est vrai.
D. Quatre séries de télé que je regarde
1. Nip Tuck, avec maman on kiffe à mort, mais on détourne un peu les yeux quand c'est gore
2. Grey's Anatomy, même si je suis super triste pour tous les changements prévus pour les prochaines saisons.
3. Sex and the City, j'adore les voir et les revoir
4. And last but not least Friends, parce que tout est dans Friends! A vrai dire je suis très sériophile, j'aime aussi beaucoup NCIS à regarder avec mon Fréro, Ally Mac Beal quand j'étais à la fac, Prison Break, les 4400 (ah oui celle là je l'adore!) et puis plein d'autres.
E. Quatre endroits où je suis déjà allée en vacances
1. En Corse que quatre jours, mais magiques, et je rêve d'y retourner.
2. L
3. Dans les Emirats Arabes Unis huit fois! Et je remercie mes parents, parce que sans eux c'est une partie du monde que je n'aurais jamais visitée, et c'est là où j'ai vécu ma rencontre avec le désert, et ce lever de soleil sur les dunes, mon exemplaire du petit prince, les larmes au yeux d'avoir lu " Alors soyez gentils! Ne me laissez pas tellement triste: écrivez moi vite qu'il est revenu..."
4. Au Brésil, en Alsace, en Angleterre, à Madrid, à Biarritz (où j’ai également vécu)…
F. Chaque fois (ou presque) que je navigue sur internet
1. MSN
2. Diane Groseille, et là plupart des blogs qui sont dans la colonne de droite, plus d’autres encore, je dois mettre à jour…
3. Mes blogs
4. Google
G. Quatre mets que je ne mangerais jamais ou presque
1. Le pékinois sauce piquante
2. Je suis pas fan des betteraves, mais bon, maintenant j'arrive à en manger, alors non vraiment je ne vois pas, en fait je crois que je mangerais tout le reste
H. Mes quatre plats favoris:
1. Le magret de canard au porto
2. La carne en tomate ou le conejo al ajo que fait ma maman
3. Vous allez rire, mais les lentilles de ma maman, elles déchirent, surtout avec un peu de chorizo
4. le Carry d'agneau bah et puis il y en a plein d'autres, La fideoa, La choucroute, les pâtes...
I. Quatre endroits où j'aimerais être en ce moment :
1. N'importe où dans les bras de mon chéri
2 A
3 A
4. A
J) Quatre personnes qui, selon moi, me répondront :
Je ne vois pas
15 octobre 2007
Vous qui me connaissez... en vrai
Si par le biais des mots clef tapés sur google vous tombez un jour là dessus.
Que penserez vous de moi?
Que je vous ai caché toute une partie de ce que je suis peut être, en ne vous disant pas que je tenais ce blog. Que j'ai une vie sexuelle trépidante peut être, moi qui tente d'être toujours le plus discrète possible là dessus.
Que je ne parle pas de vous, et peut être serez vous deçus, ou alors vous vous reconnaîtrez, et vous serez blessés par mes critiques, que je vous expose de cette façon.
Que je suis nombriliste?
Que j'écris beaucoup de gros mots, que je suis parfois vulgaire. A dire vrai, je pense comme ça dans ma tête, comme j'écris, j'ai toujours un plaisir enfantin à dire les gros mots les plus infâmes. Enfant je me delectais de la chanson de Brassens "Le pornographe du phonographe".
Alors voilà, si tout ça vous blesse, vous surprend désagréablement j'en suis désolée. J'ai besoin d'écrire et d'être lue, mais en même temps je n'aime pas l'être par ceux qui me connaissent véritablement. Alors si un jour vous tombez ici, et que vous me reconnaissez, s'il vous plait, ne me le dites pas.
10 juin 2007
Attentions
Quand on part à l'étranger, qu'on est installé depuis quelques mois ou semaines, recevoir les malles c'est comme recevoir ses cadeaux de Noël. Je me souviens en Inde, quand on avait reçu nos malles c'était la fête. Retrouver quelques livres soigneusement choisis, une peluche, quelques vêtements, oh tiens mon peignoir ma lampe de bureau!
Les parents sont au Brésil maintenant depuis février. Ils sont restés longtemps à l'hotel et ont enfin trouvé leur maison et enfin on va pouvoir leur envoyer leurs malles puisqu'ils ont une adresse et que l'entreprise de mon père a enfin débloqué le budget d'installation. Ils m'ont demandé d'ajouter de petites choses dans la malle: du tissu provençal pour faire une nappe, quelques produits de toilette, un mixeur...
Je les imagine les recevant, retrouvant l'ordinateur, les dvds, quelques cds, leurs vêtements, quelques savonettes, une crème pour le visage, et au milieu de tout ça 3 paquets emballés dans du papier cadeau.
Pour papa: un dvd, un documentaire sur le chemin de Compostelle, avec un petit mot sur un post-it "en attendant qu'on y aille tous les deux". Mon père rêve de faire le chemin de Saint Jacques, ma mère aime marcher, mais elle déteste l'idée de dormir dans des refuges, et puis bon bref ça la branche pas, alors avec papa on a décidé qu'un jour on le ferait ensemble, et je nous imagine tous deux, batons de marche à la main, traversant l'Espagne, bavardant, puis laissant place à ces silences où l'on se comprend au délà des mots. Je nous imagine bavardant avec les autres marcheurs le soir à l'étape, soignant nos ampoules.
Pour maman: un moule à cannelé, elle en rêve depuis des années et ne se l'achète jamais. Ma maman est une cuisinière exeptionnelle. Pour elle, cuisiner c'est quand ça prend toute une après-midi. Sinon, un plat qui se prépare une moins d'une heure, c'est pas vraiment de la cuisine tu vois... C'est de la cuisine de tous les jours... J'ai aussi mis quelques livres, ma maman lit beaucoup. Elle a arrêté l'école à 15 ans et elle complexe beaucoup pour ça. Seulement dans les années 70 dans le sud de l'Espagne quand on venait d'une famille très modeste où il y avait 10 enfants il n'y avait pas beaucoup de possibilités. L'école c'est quand tu étais exeptionnel et que tu avais droit à une bourse. Elle a toujours peur qu'on se moque de ses fautes de français, de son accent espagnol, elle se sent toujours gênée face aux prouts prouts d'ambassade qui ont des bacs plus cinq (tout ça pour finalement suivre leur ingénieur de mari à travers le monde et s'occuper de la marmaille).
Pour tous les deux un dvd (Le grand meaulnes) à regarder en amoureux.
Voilà, même si on est loin on a pensé à leurs anniversaire. J'aime offrir des cadeaux, j'aime quand je trouve le truc qui fera plaisir, la petite bricole qui touche. C'est assez facile de savoir quoi offrir, il suffit d'écouter les gens, de les connaitre un peu.
02 février 2007
Des deux et des sept
Un peu en panne d'inspiration, et envie de me raconter, alors je sacrifie aux modes bloguesques pour le faire en 2 et en 7.
1982: Je suis une petite fille, et j'ai deux jeunes parents, ma maman a 22 ans, et mon père 26, des gamins, ils ont été un peu fou, se sont mariés au bout de 4 mois, et n'ont pas pensé que les enfants ça arrivait aussi vite. Papa est un peu déçu parce qu'il aurait préféré un garçon, mais finalement il se rend compte qu'un p'tite coquine c'est pas mal aussi. Heureusement, je suis sage comme une image et en bonne santé, ils tirent un peu le diable par la queue avec les traites de l'appartement et le salaire unique de papa, mais ils font de choix de ne vivre que sur un salaire pour mieux s'occuper de la p'tite. Nourrie au petits plats et compote maison, je m'épanouie, mais j'ai très peu de cheveux. Nous ne le savons pas encore, mais dans un an nous allons partir faire un voyage merveilleux, nous allons partir en Equateur, et y rester 3 ans. J'irais à l'école dans une école équatorienne, j'apprendrais à nager, et maman ne me parlera qu'en espagnol.
1987: voilà 1 ans que nous sommes rentrés en France, nous vivons dans l'est à Luxeuil-les bains (en Franche-Comté). Il parait que c'est un trou, mais moi j'aime bien parce que je vis dans un appartement, et j'ai plein de copines, je vais jouer avec elles en bas de l'immeuble (punaise, y avait pas Sarco à l'époque, pour empêcher ces délinquants juvéniles de trainer en bas de l'immeuble!) J'ai eu un petit frère, chuis deg, parce que moi j'aurais préféré une petite soeur, en plus tout le monde le préfère, mais bon, moi je l'aime bien quand même, sauf quand maman me demande d'aller jeter ses couches puantes dans le vide ordures.
A l'école ça va pas fort, le maitre y dit que je rêve trop, que je suis toujours dans la lune, que j'ai du mal à écrire et à recopier au tableau, que c'est parce que en Equateur j'ai pas fait de maternelle et que je connais pas bien la graphie, mais quand même j'ai appris à lire, et j'adore ça, même plus besoin d'attendre que maman vienne me lire un livre, alors je lis des "Martine", des "Jojo Lapin", et je découvre avec un bonheur indiscible la Comtesse de Ségur. Le maitre y comprend pas que mes rêves sont plus beaux que la réalité, moi quand je suis dans la lune je rêve que plus tard je me marirais avec un prince, et que je serais heureuse, et puis d'abord, moi mes enfants je ne les obligerais pas à aller à l'école, où alors qu'à la récré. J'ai un vélo rose, et j'adore les barbies. Ma couleur préférée c'est le rose, et j'aime les robes de princesse qui tournent.
1992: On a quitté Luxeuil, maintenant on vit à Biarritz. Enfin on vit à Bidart. Le matin je me lève très tôt pour prendre le bus de Saint Jean. Le collège moi j'aime bien, je travaille bien maintenant, alors mes parents sont contents. Mais j'aime pas trop où on vit, parce que ma voisine elle est au même collège que moi, dans la même classe, et elle est pas sympa avec moi. En plus mes copines de Luxeuil me manquent. C'est vrai que c'est bien de vivre dans une maison et d'avoir un jardin, mais je me sens seule. Je continue à lire beaucoup. A la recherche de mes racines provençales, je me suis mise à lire Pagnol, des histoires de filles perdues, de collines, de thym et de Garrigues. Je lis un peu tout ce qui me tombe sous le coude, maman m'achète des livres en "poche jeunesse": Mon bel oranger, Les quatres filles du docteur March. On offre à papa pour Noël l'intégrale des Beatles. J'écoute en boucle, et je chante à tue tête "Love Love me do, you no i love you, so pleeeeeease, love me do. Il y a toujours un garçon qui me plait, et qui n'en sait rien. Je ne le dis à personne, j'évite même de le regarder. L'adolescence pointe le bout de son nez, et avec son cortège de mal être. Bientôt, il y aura Nirvana.
1997: L'année dernière nous étions en Inde. Dans mon lycée, il y a des pseudo hippies, qui disent "A bon t'as vécu en Inde? C'est génial..." Ils ne savent pas. Il ne savent pas les lépreux dans les rues, les dysentries à répétition, les regards des enfants qui mendient dans la rue, il ne savent pas la cage dorée, ne pas pouvoir se promener seule dans la rue, la misère, les odeurs nauséabondes. Et puis en Inde, il y a aussi ce garçon qui a pris, mon coeur, ma virginité et ma santé mentale. Heureusement, nous sommes rentrés en France à temps, je commençais à perdre pied. De retour en Provence, je connais J.M. mon amour d'ado. Nous formons un joli bébé couple, les parents approuvent, nous sommes tous les deux sérieux, le bac avant tout. Celui de J.M. d'abord, le mien l'année prochaine. Mention A.B pour les deux. J.M. part vivre à Saint Etienne pour ces études. Nous nous aimons, mais il prend de la distance, se fait des nouvelles amies.
2002: Je vis toujours en Provence, mais les parents sont partis dans le Golfe avec mon frère. A la fac, c'est allé très vite, en 2001 j'avais ma licence, mais bon, maman a insisté, et j'ai rempilé sur un maitrise avant de passer le concours. Je ne me sens pas assez mûre pour enseigner. L'an dernier à Grenade, je me suis fait des amies géniale, elles m'ont beaucoup aidé quand ça c'est fini avec J.M. Et puis, je suis amoureuse, il s'appelle B. Il est pilote de chasse, enfin, pas encore, mais il va le devenir. Il est beau dans son uniforme. On vit ensemble, d'abord dans mon 18 m2, et puis dans la maison de mes parents puisqu'elle est inhabitée. Fréro rentre du golfe, il va vivre avec nous. Puis B. est muté, à nouveau la distance déchire tout. Je perd pied. Je laisse tomber les études pendant un an, pas la force de me battre.
2007: J'ai réussi! J'ai mis un peu de temps, mais je l'ai ce concours! J'apprend mon métier, certains jours avec beaucoup de bonheur, d'autres avec stress et angoisse. J'ai des projets de voyage, puisque je n'ai pas d'attaches, autant m'envoler. Mais bon, j'ai 26 ans, j'en aurais 27 en octobre, et parfois je ressens une angoisse terrible, celle de ne jamais rencontrer quelqu'un avec qui j'aurais envie de construire quelque chose, celle de finir seule, de ne jamais avoir d'enfants, d'être une vieille fille aigrie (bon d'accord, je dramatise un peu là!)
17 novembre 2006
Madame
Sans passer par la case mariage! Depuis deux mois je suis devenue madame S. , même plus besoin de se marier pour devenir "madame", le travail c'est le meilleur moyen pour les femmes de s'émanciper. Parce que mademoiselle, dans les magasins c'est génial, mais au collège ça fait un peu vieille fille qu'on a toujours pas réussi à caser. Non? Vous ne trouvez pas que mademoiselle pour une jeune femme de 26 ans célibataire évoque le doux parfum de la prof de piano vivant entourée de chats et dont l'appartement minuscule sens l'urine féline 365 jours sur 365? Dieu merci, je ne joue pas de piano, je suis allergique aux poils d'animaux et depuis deux mois je me suis mariée à l'éducation nationale...
15 octobre 2006
Pourquoi stagiaire et célibataire ?
Oui j'ai bien senti que vous vous posiez la question. Que vous pensiez "bon alors soit elle parle de son expérience de prof, et dans ce cas là on a un blog de prof, soit elle parle de la quête du grand amour et son blog entre dans une autre catégorie". Mais ça voudrais dire avoir 2 blogs, et j'ai déjà eu du mal à me lancer dans le premier... Disons que c'est un blog nombriliste dans ce cas (comme la plupart des blogs d'ailleurs), et que mon humeur oscillera entre l'apprentissage de mon métiers, et mes tribulations à la Bridget Jones. Si vous avez un meilleur titre en tête, je suis ouverte aux suggestions...
Je me présente
Quelques mois se sont maintenant écoulés depuis ce jour de juillet où j'ai pu lire "ADMIS(E)" sur la toile. Après l'euphorie de la bonne nouvelle, j'ai senti un immense soulagement. Enfin j'y étais arrivée, je l'avais ce CAPES qui m'avait fait passé tant de dimanches et de longues soirées d'hiver à lire des bouquins imbuvables, à faire des thème et des versions, à plancher sur des dissertations.
J'ai pu partir en Espagne, chez ma famille. Ma mère est espagnole, mon père français d'origine espagnole. Nous avons fêté la bonne nouvelle, j'avais enfin réussi les "oposiciones" comme on dit là-bas. Tout le monde se réjouissait pour moi, et moi au fond je ne réalisais pas. Je n'ai vraiment réalisé que lorsque j'ai reçu un appel du SNES pour me donner mon établissement d'affectation. J'étais en collège, à quelques kilomètres seulement de mon domicile. Mon collège en Provence à un nom typiquement provençal, comme s'il s'appelait le collège La pinède, ou le collège Thym et Romarin.
Après avoir profité des derniers jours de vacances en compagnie de ma "conquête" de l'été, il a fallu repartir. Je pensais que l'histoire s'arrêterais là, qu'après avoir savouré ensemble les journées estivales chacun retournerait à sa vie, mais comme vous le verrez dans les prochains message il n'en est rien.
Le 28 Août, quand je me suis inscrite en 2eme année d'IUFM j'ai retrouvé les amis qui avaient comme moi réussi le concours. Et puis tout à commencé. J'avais l'intention de raconter pas à pas mes débuts dans l'éducation nationale, et tout est allé très vite. J'ai pris une grande bouffée d'air, et là, j'arrive enfin à souffler un peu.
Alors je résumerais rapidement ma rencontre avec mon PCP (professeur conseiller pédagogique) qui est un enseignant formidable avec qui j'apprend beaucoup, ma première rencontre avec mes élèves de 4ème et de 3ème, le plaisir indiscible qui s'est emparé de moi quand j'ai fait ma première interro surprise et dis pour la première fois "prenez un feuille simple" ( oui parfois je suis un peu sadique, mais ils ne l'avaient pas volé les monstres), l'angoisse qui s'empare de moi quand un élève me dit " madame vous avez fait une faute au tableau", il faudra vous contenter de prendre comme moi le train en marche. Bon voyage...






