13 novembre 2007
Bébés
En ce moment, ça parle bébés autour de moi.
Ca a commencé par papa et maman, papa me regardait avec tendresse en disant un truc du genre "oh, oui c'est mon bébé ça hein..." Et bon, devant tant de gatifiage, j'ai répondu gentiment "tu sais papa, j'ai 27 ans, je suis plus un bébé" Alors ma mère a dit: "ben oui mais bon, papa ça lui manque de prendre un bébé dans ces bras et tout... il faut que tu nous fasses de petits enfants maintenant... (Ouhais, ben moi quand j'avais 15 ans je voulais une petite soeur, et j'attend toujours!) elle a continué, et puis tu nous les enverrais en vacances, on te les garderais... Il va falloir qu'il attendent un peu, parce que c'est pas prévu pour tout de suite. J'ai d'abord envie de profiter de la douceur de la vie avec mon Lui.
Ensuite, il y a eu ma cousine Carmen. Quand Carmen avait une vingtaine d'année, et que nous étions désespérement célibataires, allongées sur la plage le soir à picoler des bières, elle avait dit "moi je m'en fous, de toutes façons on n'a pas besoin des mecs, et moi je ferai un bébé toute seule. A l'époque je lui avais dit que c'était un peu egoïste, que je ne voyais ça que comme un dernier recours. Et puis il y a quelques semaine, Carmen m'a annoncé qu'elle attendait un bébé. Elle sort depuis six mois avec un jeune homme qui travaille aux Baléares, et elle travaille dans le sud de l'espagne, à Alméria. Je lui ai demandé "alors comment vous allez faire avec le papa? Tu vas le rejoindre?" Elle a répondu que pour l'instant il n'assumait pas vraiment, qu'il ne lui avait pas non plus demandé de venir. Mais qu'elle était très heureuse d'avoir un bébé, peut être toute seule.
Enfin, il y a cette histoire que m'a racontée une amie d'une amie. C'est l'histoire d'une fille qui vit en Guadeloupe avec son mari militaire. Ca fait un an qu'ils sont mariés, et ça fait plus d'un an qu'elle trompe son mari avec un antillais. Dans ce cas pourquoi se marier me direz vous, alors qu'elle n'était pas sûre d'aimer son futur mari? Parce que vis à vis de la famille, c'était dur de tout annuler... C'est ce que j'appelle la technique de l'autruche, rentrons la tête sous terre pour voir si quand je la sortirai les ennuis auront disparu, ah ben non, ils sont toujours là... Mais le comble, c'est que la semaine dernière, elle a annoncé à son mari qu'il allait être papa... Sauf qu'à trois jour près, le père pourrait aussi très bien être son amant antillais... Dans neuf mois, surpriiiiiise.
Bon qui suis-je pour juger, moi à la place de Carmen ou de l'autre jeune femme j'aurais très probablement avorté, et ce n'est sans doute pas plus glorieux. Mais je trouve que la vie est assez dure, qu'il y a déjà assez de chance comme ça pour un couple de divorcer, alors mettre au monde un petit être innocent dans une telle merde...
Peut être que mon horloge biologique ne s'est pas mise en route, peut-être que je ne réfléchirais plus de façon aussi rationnelle quand l'envie d'enfant sera trop forte... Tout ce que je souhaite c'est du bonheur pour les deux enfants qui naîtront, et aussi pour leurs parents.
01 juin 2007
533 Euros 93
C'est sinon le prix du bonheur du moins celui de l'évasion.
Un aller simple, avec une escale à Paris, une deuxième à Fort de France. Je pensais pas m'en tirer à moins de 900 euros et encore en prenant un aller/retour dont je n'utiliserai pas le retour. Mais après différents tâtonnements, visites dans des agences de voyages, sites de comparateurs de prix, essais un jour avant, un jour après, départ le matin, départ dans la nuit, retour supposé en décembre, en février... Après avoir regardé les sites discounters et l'officiel d'air France, j'ai fini par regarder sur Air Caraïbes (rien que le nom ça le fait grave... ça sent le poulet colombo et le punch coco) qui me proposait 475 euros 53 pour un paris/ point à pitre avec escale à Fort de France. J'ai encore un peu réfléchi, et je me suis dis que ça faisait une semaine que j'étais dessus et que je repoussais sans cesse la décision, et qu'à tergiverser de la sorte mon billet j'allais le payer 1500 euros. Alors voilà, j'ai ajouté un Marseille/paris. Et c'est fait. Le mercredi 8 Août (punaise j'ai moins d'un mois pour m'installer du coup...) à 14h40 heure de Paris je décollerais pour les Caraïbes. Le premier qui me dit que lui a eu le vol pour 300 euros, je lui promet de le retrouver pour lui casser la figure! C'est bizarre, ça faisait depuis septembre que je n'angoissais plus pour l'argent et là je recalcule sans cesse "tant pour le billet d'avion, tant pour la voiture, tant pour la caution du logement, plus tant pour frais divers..., mais où je vais trouver tout ça? Et pourtant ça fait 6 mois que je met des sous de coté, et les impôts qu'il faut économiser pour l'année prochaine..."
J'ai donc mon billet d'avion, je peux emporter 25 kilos de bagages, plus 10 de bagages accompagnés (oui la petite maligne de globe-trotteuse que je suis connais toutes les subtilités du transport de bagages, plus un sac à main, plus mon ordi portable dans sa sacoche). Et puis, par Air Caraïbes il y avait la possibilité d'emporter un vélo pour la modique somme de 60 euros. J'ai cliqué la touche, pour l'instant c'est une option envisageable, je n'ai pas encore payé. C'est une fois que j'ai pris mon Marseille/paris que j'ai réalisé (mais espèce de grosse truffe, et de Marseille à paris, tu le transportes comment ton vélo???) Bon à voir, mais alors, faudra que je m'achète un vélo là-bas? Ok, compter 100 euros de plus pour un VTT... Mais où je vais trouver tout cet argent? Enfin voilà, pas mal de question en ce moment, ranger les pulls dans des placards chez mes parents, trier les vêtements, les livres (que je ne sais pas à qui donner, vous savez si Emaüs récupère des livres?), ranger, penser, réfléchir, et entre tout ça aimer.

17 avril 2007
Vacances
J'écris peu.
Je commence des choses que je n'achève pas. Je suis heureuse.
Vous allez dire, elle a trouvé un nouvel amoureux ? Même pas. Je papillonne un peu, je séduis par des œillades et des sourires dans la rue, mais rien de plus. Je crois que c’est le printemps, ou la fin du stress. Pourtant j’ai pris 3 kilos, et c’est ça de plus à perdre qui s’ajoutent à tous ceux qu’il fallait déjà éliminer, pourtant je ne sais pas si je rentre dans ma robe pour le mariage d’AL. Des copines m’ont envoyé des photos ou je me trouvais même plutôt bien, pourtant, on ne voit que ça, mes formes trop rondes et mon pif énorme. J’avais décidé de me faire opérer début juillet, et puis l’autre jour, Carmen une de mes nombreuses cousines espagnoles m’a dit qu’elle était en vacances début Juillet, alors sans penser date d’opération, une semaine enfermée après puisque plâtre, pas de soleil pendant deux mois, j’ai dit : « pourquoi tu viendrais pas en France, depuis le temps que tu en parles, après je serai en Guadeloupe, alors tu viendras là-bas, mais si tu venais quelques jours en juillet ? il fera beau, nous irons à la plage, je t’emmènerais dans de jolis coins de Provence. » Carmen a dit OK. Ce qui veut dire que je vais finalement partir en Guadeloupe avec mon vilain nez trop long et bossu. Je sais, je sais, c’est superficiel de penser à cette opération, mais vous pouvez pas savoir, ce pif, ça fait 14 ans que je me le traine (oui avant j’avais un joli petit nez de petite fille) et je trouve qu’il enlève toute la beauté que mon visage pourrait avoir, même ma mère a fini par avouer il y a peu, « c’est vrai que ton nez ne te vas pas. » Mais voilà, je préfère recevoir ma cousine que m’occuper de ça. Ce sera l’été prochain. Je vais prendre les rendez-vous nécessaires, et programmer l’opération pour plus tard.
Alors, je ne suis pas heureuse parce que j’ai un amoureux, ni parce que je vais avoir mon nouveau nez, ni parce que je rentre enfin dans un 38 (au contraire, le 42 commence à être juste), je ne sais pas trop pourquoi je me sens si bien au juste.
Peut être parce que j’ai un boulot qui me plait, peut être pour la mention, peut être parce que malgré mes kilos en trop et mon horrible nez des garçons me sourient dans la rue, peut-être parce que les bords des routes sont rouges de coquelicots, peut être parce que je pars à Madrid ce soir. Peut être parce que ma peau se gorge de lumière, peut être parce que je me dis que je n’ai que 26 ans, pas de problèmes d’argent et que je suis après tout pas si mal, ce qui fait que je devrais quand même trouver un amoureux un de ces jours.
Et là, vous vous dites, elle nous saoule avec sa petite vie parfaite, à nous renvoyer son bonheur en pleine figure, alors je vous réponds que je préfère voir le verre à moitié plein, que des raisons de me plaindre j’en aurais à la pelle, que mes parents ça fait 2 mois que je ne les ai pas vu, et je ne sais toujours pas quand je les verrais, que je pars loin de tout, loin de mes amis et j’ai peur de me sentir si seule là-bas, que ça fait 3 ans que fais de l’intérim sentimentalo-relationnel et je crois que je suis incapable de construire une relation avec quelqu’un, que ma voiture n’a pas la clim alors que je pars aux caraïbes.
Finalement c’est facile d’être heureux, mais pour cela il faut arrêter un peu de se plaindre, et voir toutes les raisons qu’on a de se réjouir.
09 avril 2007
Mes copines
Je n’ai jamais été ce genre de fille qui s’entend mieux avec les garçons qu’avec les filles. Je n’ai jamais aimé jouer au foot et à la balle aux prisonniers je trouvais que les garçons faisaient exprès de taper super fort avec le ballon pour nous faire mal. Vers 13 ans je m’entendais bien avec les garçons, j’étais la copine sympa, mais je n’étais pas non plus la seule fille au milieu d’une bande de petits mecs à faire la loi et à demander qu’on l’appelle Manu plutôt qu’Emmanuelle.
Avec les déménagements j’ai perdu pas mal d’amis, mais je me souviens de toutes mes amitiés avec les filles. Je me souviens des soirées pyjama et après midi bronzette à Biarritz avec Emmanuelle, des mercredis aprèm avec Diane, à boire du lait grenadine en lisant OK Podium. Moi j’étais amoureuse d’Eric, et elle je ne sais plus de qui elle était amoureuse. Ensuite il y a eu Sev, puis on s’est perdu de vue puis retrouvées.
Il y a eu la classe de première, et les discussions du mardi après-midi. Nous avions une heure de perm. J’étais l'une des plus « expérimentée » du groupe, et je répondais aux questions plus où moins indiscrètes des filles, la plus fréquente étant « ça fait mal ? ».
L’amitié avec les garçons, je n’y ai jamais vraiment cru. Et puis il y a eu Sylvain pour me prouver que j’avais raison, c’est comme ça, je n’y peux rien, vous pourrez me dire que vous avez eu des relations très fortes et totalement amicales avec votre ami d’enfance, moi, il y a toujours un moment ou je tombe éperdument amoureuse.
Du collège j’ai gardé Sev, du lycée Christine, de Granada A.L. et A., de Burgos Sultana. J’aime les voir, leur raconter mes petites peines de cœur, les faire rire avec mes histoires. Elles sont là quand ça ne va pas, et quand ça va aussi pour partager des moments de bonheur.
J’aime quand elles m’entendent pleurer au téléphone et disent « j’arrive », et j’aime être celle qui dit ce « j’arrive ».
J’aime faire avec elles ces trucs de filles, faire les magasins, manger du chocolat, se maquiller devant le même miroir avant de sortir et aller ensemble au cinéma voir des films de filles. Hier c’était Come-back avec Hugh Grant, on a ri comme des baleines. Après tout, pas besoin d’avoir un mec pour aller voir une comédie sentimentale quand on a ses amies. Plus tard il y aura autre chose, des vacances avec les enfants par exemple et toujours des nuits à papoter sur un canapé, un thé à la main. J’aime être entre filles, mes amies c’est mon socle.
27 mars 2007
Au petit bonheur, la chance !
En ce moment le bonheur c’est simple comme :
¨ Entamer une baguette toute chaude sur le trottoir devant ma boulangerie.
¨ Sentir l’odeur de terre mouillée après la pluie.
¨ Répondre au sourire d’un bel inconnu dans la rue.
¨ Entendre mon banquier s’exclamer : comment ça vous êtes célibataire, une jolie fille comme vous ?
¨ Me faire appeler mademoiselle dans les boutiques
¨ Relevez la tête, et m’apercevoir que cette inconnue si féminine avec un trench noir et un châle rouge qui me sourit dans une vitrine c’est moi.
¨ Monter sur ma balance et voir que je n’ai pas pris un gramme malgré les petits repas copieux que j’ai fait dernièrement.
¨ Aller au cinéma, oui oui, avoir le temps d’y retourner.
¨ Rentrer chez moi et me dire, pas de carnet de voyage à préparer, pas de mémoire, juste mon travail.
¨ Rire avec Frérot.
¨ Voir les parents avec la webcam, trouver que maman est belle avec son brushing et ses cheveux châtains clair méchés de miel.
¨ Voir les jonquilles pousser dans les jardins, et les mini-figues du figuier qui grandissent un peu chaque jour, et cette fleur sur le cerisier qui un à un montre ses pétales.
¨ Voir my super PiCiPi chatouiller ses gamins et rire avec eux.
¨ Manger des fraises, oui même les premières qui viennent d’Espagne et ne sont pas assez sucrées.
¨ Me faire des petits plaisirs que je ne me permettais pas l’an passé, un chemisier, une paire de ballerines, et puis faire un beau cadeau à A.L pour son mariage.
¨ Faire un tour en vélo et sentir le vent sur mon visage.
¨ M’allonger dans l’herbe.
¨ Prendre un billet d’avion pour Madrid.
Et vous?
01 décembre 2006
Surprise
Je ressens cette exitation intense que l'on a quand on s'apprête à surprendre quelqu'un, quand on fait quelque chose en sentant que ça fera plaisir. J'ai appellé A. pour lui souhaiter un joyeux anniversaire.
Elle disait qu'elle avait été triste toute la journée parce qu'elle pensait que je l'avais oubliée. Nous avons parlé une bonne heure, comme si nous ne devions reparler que dans 2 ou 3 semaines (on n'arrive pas à s'appeller plus avec A., peut être parce qu'on sait qu'on arrive pas à raccourcir le temps de communication).
Elle m'a raconté que Zizou lui a gentiment offert une photo (parce qu'une assistante maternelle qui connaît l'épouse de Zidane lui a raconté que notre petite A. était super fan du footballer. C'était la minute Voici) qui est maintenant aimantée sur la porte du frigo. Qu'il fait beau à Madrid, que je lui manque. Je lui ai raconté mes cours, mes collègues mon PCP, qu'elle me manquait. Elle m'a invité à venir à son anniversaire samedi soir, je lui ai dit en plaisantant que je verrais si j'arrive à trouver un taxi. Et je frémis à l'avance en pensant qu'on va se sauter dans les bras, qu'on aura toutes les deux une larme à l'oeuil qu'on tentera vainement d'occulter. Voilà, je vais me coucher, je vous raconterais, Madrid, la surprise d'A., sa fête d'anniversaire, les rues de Madrid, les lumières de Noël (ça j'ai jamais vu à Madrid, ce sera une première). Demain elle me dira, mais comment tu as fais pour pas craquer, pour ne rien dire pendant une heure hier au téléphone, et je lui dirais que j'avais trop envie de la surprendre.
C'est si beau, si grand, si fort l'amitié. Vous avez fait quoi vous pour un ami? (pas pour un amour hein, pour un ami, oh et puis pour un amour aussi après tout)
29 novembre 2006
Proxima estación... Esperanza
Ca se passe dans le deuxième album de Manu Chao, entre "Promiscuity" et "Me gustas tú". A cheval sur les deux chansons, une voix féminine dit "Proxima estación Esperanza".
Esperanza est un de mes mots espagnols préférés. Le verbe Esperar veut dire à la fois Espérer et Attendre, et c'est vrai qu'il y a souvent de l'espoir dans l'attente. Esperanza c'est aussi l'arrêt de métro à Madrid ou A. descends chaque jour ouvrable pour rejoindre sa classe de maternelle petite section. Et la voix dans l'album de Manu Chao est la même qui dans le métro dit " Proxima estación Esparanza". Manu Chao a tout simplement samplé la voix du métro.
Vous vous souvenez du Petit Prince? Quand il dit à son ami " Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles." ? Et bien quand j'écoute un album de Manu Chao, je vois A. dans le métro le matin, je la vois descendre à Esperanza, je la vois pousser les gens pour qu'il la laissent sortir ma p'tite souris. Je la vois arriver au Lycée, saluer les mamans (l'autre jour elle a même parlé à Véronique, l'épouse de Zinedine, mieux que Voici ce blog!), accueillir les élèves. Je nous revois elle est moi à Granada, dans ma chambre, avec Manu Chao en sourdine, danser, parler, rire, essayer des fringues, passer des coups de fils, tous ces trucs de filles en fin d'adolescence, en début d'adultie.
28 novembre 2006
A moi Madrid
C'est prévu pour ce weekend, j'emmène ma petite C. pour la sortir de sa déprime, et je vais faire une surprise à A. pour son anniversaire. A A. et à A.L. aussi.
A et A.L. sont mes amies de Granada. On ne se connaissait pas en arrivant là bas, et pourtant nous venions toutes les trois de la même fac, l'Université de Provence. On est vite devenu amies. Les week-end scommençaient le jeudi soir (bon on avait cours vendredi matin, mais parfois on oubliait d'y aller) par une soirée étudiante, le vendredi était plus calme, tapas/ciné, puis un pub tranquille, le samedi soir était carrément festif (salsa au Barrio Latino, danse jusqu'au bout de la nuit à la Lla). A. et A.L. dormaient souvent chez moi le samedi soir, et puis le dimanche matin, nous allions au marché (ouvert en espagne jusqu'à 14 heures) (t'as vu Caz, moi aussi je fais des phrases à rallonge). Ensuite on mangeait, l'aprem on travaillait un peu (ben oui quand même!) ou on partait explorer Granada, boire un thé dans la Calle de las Teterias. Quand A.L. nous a présenté ces collocs et les amis de ces collocs, nous avons trouvé tout un groupe avec lequel nous avons commencé à sortir, à aller "tapear" (manger des tapas pour les non initiés). Ce qui devait arriver arriva, A et PP. tombèrent amoureux. C'était il y a 5 ans.
Depuis, A.L. a rencontré un authentique Madrilène et c'est installée avec lui. A. a réussi le CAPE, s'est pacsée avec son PP, et a décroché un poste au Lycée Français de Madrid (même que c'est celui où sont scolarisés les enfants de Zidane, oui je sais, vous vous en foutez, mais moi j'adore ce détail people). PP a fini ses études à Madrid et à ouvert un cabinet de transactions immobilières. Jusqu'à présent j'allais voir tout ce petit monde quand j'avais à la fois des vacances et les moyens. Et puis une compagnie lowcost a mis en place une ligne Marseille/Madrid, alors c'est parti!
A. cherche maintenant desespérément à me faire venir à Madrid. Tous les coups sont permis, là elle s'est mis en tête de me trouver un novio (fiancé) madrilène. Quand je n'avais pas encore le concours, elle me conseillait de tout lâcher pour bosser à Madrid en trouvant une petite place de prof de français, et en joignant les deux bouts avec des cours particuliers. Tout ça pour dire qu'A. , A.L. et moi, on se manque beaucoup, que le weekend prochain on va être réunies toutes les trois et que ça va être la fiesta. Et le mieux, c'est que c'est l'anniversaire d'A. et quelle ne sait pas que je viens! PP va venir nous chercher C. et moi à l'aéroport et SURPRISE.
Je vais pouvoir faire le plein de bouquins (des bouquins espagnols j'entends) à la Fnac, et me promener dans les rues de Madrid que j'aime tant. Je vais faire découvrir à C. l'Espagne authentique (elle qui pense naïvement que Salou, Rosas, Lloret de mar c'est l'Espagne), manger quelques Tapas, boire des San Miguel, danser avec mes copines, rires au blagues de PP. J'ai hate d'y être...
21 novembre 2006
Illusions
Cher Père-Noël,
Cette année, je voudrais:
* un Amoureux! un gentil, qui m'emmènerait au cinéma, même pour voir des films d'art et d'essai, et pas que des blockbusters de m..., avec qui j'irais voir tout pleins de concerts, qui aimerait bien cuisiner, qui aurait envie de construire quelque chose à deux (par exemple mettre une deuxième brosser à dents dans la salle de bain, et même soyons fous, un p'tit bébé un jour), qui saurait raconter des histoires, qui serait un crak en informatique, parce que ça c'est bien pratique! Un romantique, qui voudrait me surprendre, et qui serait surtout très très calin. Il me prendrait dans ses bras , me dirait des mots d'amour, des mots de tous les jours, et me ferait voir la vie en encore plus rose que maintenant.
* la panoplie de Super Prof et les Superpouvoirs qui vont avec: la Super capacité de faire bosser les élèves, le Kit de SuperExplication qui permet de tout expliquer, en toutes circonstances, même les jours où on est crevés, la rayon laser dans les yeux SuperCorrectionDeCopies, un coup de rayon laser, et hop, toutes les copies sont top bien corrigées, avec un barrème juste ou personne ne pourra protester et les SupersObservations utiles pour que le Superélève puisse progresser et comprendre ses difficultés. Il y aurait aussi le Superpouvoir de faire taire les bavards en envoyant des ondes de non bavardage. La supertélécommande, avec elle plus de problème technique, plus de photocopieuse, rétroprojecteur, télé, lecteur dvd qui ne fonctionne plus au moment où on en a besoin.
Pour l'instant je n'ai que les SuperLunettes de la panoplie de SuperProf, celles qui permettent de lire Super bien les copies des élèves
* la paix dans le monde
* que tout le monde prenne conscience qu'il faudrait quand même penser à polluer moins et à économiser les énergies (j'aimerais bien aussi que mes élèves économisent la mienne)
* un montre,la mienne est cassée
* un désintégrateur/réintrégrateur à distance de molécules, pour perdre moins de temps dans les transports, me déplacer partout, passer les weekend à Madrid, à Malaga, à Paris et partout ailleurs
* une vrai parité hommes/femmes?
* une baguette magique
* Le dernier livre d'Harry Potter, avant tout le monde!
* un billet d'avion pour le Brésil pour mes parents (allez ils l'ont bien mérité!)
* le permis auto pour Fréro au cas où il le loupe demain
* des livres et des dvds
* une année 2007 remplie de petits bonheurs
* ma titularisation (et je ne cracherais pas sur une bonne mention pour le fun)
* si tu ne peux pas pour tout le reste, une nouvelle montre et quelques livres feront l'affaire (fait un effort pour Harry Potter)
Et vous? vous avez fait votre lettre?
PS: Merci Diane, et Madame pas contente du coup j'ai fait un petit essai musique. Je suis pas dingue dingue d'Edit Piaf (enfin si j'aime bien quand même), et La vie en rose n'est pas ma chanson préférée, mais ça collait au texte.
16 octobre 2006
L' ATI est maqué
Quand je suis arrivée dans mon nouveau collège, j'ai fait la connaissance de l'ATI. Un ATI d'après ce que j'ai compris c'est la personne qui s'occupe de l'informatique. Il était, jeune, sympatique, et plutot mignon. Ben, oui, sauf qu'aujourd'hui je l'ai entendu dire " ma mère nous a offert un tableau affreux qu'on a été obligés de mettre dans la maison".
Il a dit NOUS. Pas NOUS genre mon colloc Robert et moi non, c'était plutôt un nous du genre ma princesse et moi. Alors rassurez moi... Suis-je la dernière célibataire qui reste en ce vaste monde? Non parce qu'on a beau dire qu'on est la génération de célibataires, tout les gens qui ont mon âge (25 ans, bon d'accord 26, oui je sais c'est pas non plus si vieux que ça...) sont, soit mariés, soit vivant maritalement et ont des enfants, ou une maison, ou ils bossent depuis déjà un ou deux ans. Bref, je suis un peu la tortue de mon cercle d'amis.
Donc pour l'ATI c'est mort, mais je ne perd pas espoir, parait qu'ça arrive quand on l'attend le moins

